Par Nathalie Lizé

Dans quelques jours ce sera ce que nous appelons au Québec, le temps des fêtes. Bien sûr, les festivités de Noël ne s’adressent pas à tous. La religion et les croyances de chacun influencent le choix de célébrer cette période de l’année ou non.  Noël en tant que fête religieuse n’a plus sa place dans nos beaux milieux d’éducation préscolaires mais qu’en est-il du Pėre-Noel aussi connu comme étant Santa Claus ? Qu’est-ce que ce bonhomme jovial et joufflu et tout son monde imaginaire peuvent apporter de bons à nos tout-petits. Devrait-on continuer de parler de cette légende pleine de bonté et de magie. Voici le sujet de ma réflexion dans ce dernier texte de l’année 2021. Cependant, avant de discuter de ce que cette histoire inventée apporte aux enfants, je vais vous faire une petite historique. D’où vient-il ce mystérieux vieillard au sourire contagieux ?

Saint-Nicolas

Bien avant l’arrivée de celui que nous appelons aujourd’hui le Père-Noël, il y a eu saint Nicholas. Nicholas de Myre était un évêque qui habitait une ville du nom de Myre aujourd’hui nommée, la Turquie. Ce monsieur qui avait beaucoup d’argent et adorait les enfants, décida un jour de prendre le temps de faire plaisir aux petits en leur distribuant à dos d’âne, des fruits, des noix et autres friandises de porte en porte. Cette distribution de petites douceurs se faisait le 6 décembre, jour de l’anniversaire de celui-ci. Tout ceci se passait au début de l’ère chrétienne.

L’origine de la tradition

Au 16e siècle, les Hollandais décident de mettre de la paille et des petites surprises dans un sabot (chaussures d’origine Hollandaise) près de la cheminée, dans l’espoir de recevoir la visite de ce personnage généreux. Leur intention avec ce geste était de nourrir sa monture tout en faisant plaisir à Saint-Nicolas.

C’est cette tradition qui est à l’origine du bas de Noël accroché dans nos maisons ainsi que des biscuits et du verre de lait offert au Père-Noël.

Le mini bas de Noël écolo

Au 17e siècle, avec l’immigration Hollandaise vers les États-Unis, la légende se déplace en Amérique. Le « Sinter Klaas » devint alors Santa Claus. C’est à cette époque que la tournée de cadeaux commencera à se faire le 24 ou 25 décembre pour la faire coïncider avec la naissance de Jésus chez les catholiques.

Le Père-Noël que nous connaissons

Ensuite, en 1863, le caricaturiste politique Thomas Nast, a créé le père-Noel que nous connaissant aujourd’hui avec son manteau rouge et blanc et son ventre volumineux. Il est aussi à l’origine du supposé trajet emprunté par le père-noël. Il créa une carte indiquant le pôle Nord comme point de départ de la tournée magique.

Puis, en 1931, la version finale du père noël moderne que nous connaissons, naît d’un coup de marketing de Coca-Cola. La célèbre compagnie de boissons gazeuses pense à une publicité sur laquelle le personnage légendaire boit du Coca-Cola. Des affiches géantes montrant notre Père-Noël se désaltérant de ce breuvage sont placardées un peu partout et ce fut la naissance de la version finale de notre ami bienveillant et bedonnant. Ce personnage bien qu’il apparaisse le jour de la naissance de Jésus dans le christianisme n’a rien à voir avec cette religion. Donc, on peut en parler sans crainte dans nos établissements préscolaires.

Pourquoi laisser les petits croire au Père- Noël

Les croyances et l’imaginaire reliés à tout ce qui entoure la légende du Père-Noël est, pour certains, une façon de renforcer la magie de Noël. En effet, les enfants ont une imagination débordante et dans le monde de la petite enfance, les créatures féeriques et inventées sont très présentes. Les enfants aiment vivre dans des mondes de princesses et de licornes peuplés de superhéros aux pouvoirs plus puissants les uns que les autres. Les personnages qui accompagnent le Père-Noël au pôle Nord représentent bien cette facette de l’enfance. Quand on pense aux lutins qui fabriquent une quantité illimitée de cadeaux, aux rennes qui s’envolent pour conduire notre ami dans le ciel ou encore au fait de faire le tour du monde en une seule nuit, on peut comprendre toute la satisfaction que les petits y trouvent.  L’imaginaire est la porte ouverte sur la créativité. En discutant du Père-Noël et sa magie, on stimule non seulement l’imagination mais également le langage avec les discussions, avec le vocabulaire utilisé et grâce aux échanges que les bambins ont entre eux.  On permet en même temps aux petits de développer leur socialisation puisque les jeux de rôles sont stimulés de façon importante. Ils feront semblant d’être un renne, un lutin ou encore ils imiteront le Père-Noël. De plus, on peut trouver des livres merveilleux sur ce thème qui encourage l’éveil à la lecture et qui permet aux éducatrices de travailler la lecture active.  Lorsque les éducatrices et les parents s’unissent pour laisser les petits croire à toute cette magie, c’est tout un monde d’apprentissages qui s’ouvrent devant eux. Tout ce qui entoure le Père-Noel permet également de vivre des rituels sociaux qui se vivent à la maison et en continu dans le milieu de garde.

La bienveillance et le partage

Il faut se concentrer sur le positif. Les menaces à l’enfant qui ne recevra pas de cadeaux s’il n’écoute pas les consignes doivent être évitées.

Pour que ce moment de l’année demeure agréable, il faut que les enfants qui fréquentent vos centres de la petite enfance et garderies le vivent dans la bienveillance. Comme le Père-Noël est un être bon qui véhicule le partage et le travail d’équipe, vous pouvez en profiter pour encourager des activités de bonté par exemple faire des cartes de Noël ou des cadeaux pour les personnes âgées ou seules, donner des jouets qu’ils n’utilisent plus ou encore fabriquer un cadeau pour la responsable en alimentation ou la directrice.  En plus de travailler la motricité fine, la créativité et bien d’autres choses dépendamment de ce qu’ils choisissent de faire, ce processus aide les enfants à voir le monde différemment et à développer un sentiment d’empathie face aux autres.  En encourageant les petits à offrir des présents aux personnes significatives qui travaillent auprès d’eux on leur apprend la reconnaissance envers autrui.

Voici 2 textes intéressants de ma collègue Zoé L.Sirois qui pourraient vous intéresser.

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Le plaisir avant tout

Inventez des chansons, trouvez des noms aux lutins, montez un spectacle ou cuisinez des biscuits de Noël décorés. Faites une journée pyjama ou les batailles de boules de papier sont permises ou ils ont pour une fois le droit de regarder un film emmitouflé dans une couverture douce comme celle de Natis Design.

https://natis.ca/nos-produits/la-couverture-polaire-pour-la-sieste-garderie-cpe/

Pourquoi ne pas boire un chocolat chaud avec des guimauves. Laissez aller votre imagination et surtout aidez les enfants à utiliser la leur. Demandez-leur quels cadeaux ils ont envie de fabriquer et offrez-leur du matériel stimulant et varié pour les réaliser. Accompagnez-les dans la magie de Noël, après tout c’est seulement une fois par année.

À bientôt

Nathalie Lizé

Agente conseil en soutien pédagogique et technique et coach familial

 

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